MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME
Le 04 mai 2019 en la salle de réunion de l’hôtel Oubangui s’est tenue la dernière réunion en guise de clôture de l’atelier de formation sur l’Etat de Droit en Afrique Centrale
Signalons que trois thèmes étaient inscrits à l’ordre du jour à commencer par :
Le plan de l’exposé de ce thème est comme ce qui suit :
INTRODUCTION GENERALE
Les prisons, d’où viennent-elles et quel est leur rôle ?
Que sont les droits de l’Homme ?
Qu’est-ce que l’administration pénitentiaire ?
Problématique. Comment l’administration pénitentiaire, en tant que service public chargé d’exécution des condamnations pénales, d’individualisation de la peine et de réinsertion sociale, pourra-t-elle concilier son rôle traditionnel avec l’obligation de respect des droits de l’homme des personnes détenues ou condamnées ?
CADRE LEGAL DES DROITS DE L’HOMME DANS LES PRISONS
SUR LE PLAN INTERNATIONAL
SUR LE PLAN REGIONAL
SUR LE PLAN NATIONAL
Principes essentiels
Préambule DUDH, PIDCP et PIDESC : soulignent « La reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine ... et de leurs droits égaux et inaliénables, constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde ».
Art. PIDCP et Principe n°1 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoient que : « Toute personne soumise à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement est traitée avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine ».
Principes essentiels
Art. 5, DUDH : « Nul ne sera soumis à la torture ou à une peine ou un traitement cruel, inhumain ou dégradant », sans exception.
Article 1 § 1, Convention contre la torture : Le terme torture désigne « tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne, en dehors des souffrances inhérentes à des sanctions légitimes ou occasionnées par elles ».
Recommandations pratiques
Obligation de l’Etat : former tous les tous les fonctionnaires de police et le personnel de l’administration pénitentiaire sur l’interdiction des actes de torture et des mauvais traitements.
Art. 25 § 1DUDH. Il garantit à tous, notamment aux détenus : « Le droit à un niveau de vie suffisant pour …..sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment …., les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ».
Art. 12 § 1 : PIDESC. Il reconnaît le droit à la santé de toute personne, notamment des détenus.
Art. 12 § 1 PIDESC reconnaît à tous le droit à la santé physique et mentale.
Art. 8 § 3 PIDCP
Art. 12 DUDH : « Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance… »
Art. 17 PIDCP : « 1. Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes illégales à son honneur et à sa réputation.
Le plan à l’exposé de ce thème est le suivant :
AU Rule of Law Workshop- Bangui, 3-6 May 2019
J.M. Aliro Omara, Human Rights Centre Uganda
3.1. Use of promotional mandate to promote and protect rule of law
3.2. Applying promotional mandate-Case studies.
4.1. Monitoring and reporting on State compliance with human rights standards
4.2. Monitoring compliance- case study
4.3. Using complaints handling mandate to protect human rights
4.4. Using public inquiries to protect rule of law.
5.1. Using mandate to protect vulnerable groups-Case Study
6.1. Using mandate to protect ESCRs-Case Studies.
Le plan n’a pas encore été fourni, nous allons vous le faire voir dans un délai très proche, merci pour votre compréhension.
Le chronogramme a été scrupuleusement exécuté sous la surveillance stricte du Chef de la Délégation en la personne de Mr Calixte Aristide MBARI et de toute l’équipe qui l’accompagnait dans cette mission.
Le mot du représentant des bénéficiaires de la formation était prononcé par une burundaise d’où certaines recommandations avaient été énoncées à l’encontre du Gouvernement centrafricain et de l’Union Africaine :
En cette occasion, les ressortissants burundais ont fait preuve d’ingéniosité afin de remercier les acteurs qui ont exposé et les membres de la délégation de l’Union Africaine en leur remettant symboliquement à chacun le café de Burundi, puisque le pays est classé premier rang mondial en qualité et exportation (geste à allouer).

Vient ensuite le mot du Chef de la Division Démocratie-Gouvernance, Droit de l’Homme et des Elections de la Commission de l’Union Africaine Mr Calixte Aristide MBARI, dont l’extrait du discours qui avait été prononcé en cette circonstance que voici :
4 Mai 2019
Bangui, République Centrafricaine
Au moment où nous clôturons la réunion régionale des acteurs de l’état de droit de l’Afrique centrale, je voudrais partager avec vous, toute ma satisfaction pour les fructueuses délibérations auxquelles vous êtes parvenues.
Pendant ces trois jours de travaux, vous vous êtes investis, à travers vos riches expériences que vous avez bien voulu partager avec les autres participants, à la réalisation des objectifs assignes à cette réunion.
De façon générale, cette formation vous a permis :
Je me réjouis de voir que les objectifs assignes a cette réunion ont été atteints. Par votre assiduité et votre engagement vous êtes parvenus à des recommandations qui sont à la fois pertinentes, réalistes et réalisables.
En effet, au terme des échanges passionnants que vous avez eus durant ces trois jours, vous avez pu :
Je puis donc affirmer, sans ambiguïté que, les Etats membres de la région de l'Afrique centrale sont désormais mieux informés sur l'importance et l’opportunité de la mission qui les attend.
Votre présence à cet atelier est la confirmation de votre volonté à vous approprier l’engagement pour la promotion de l’état de droit dans vos pays respectifs, comme puissants leviers dans la délivrance des services sociaux de base aux populations.
Mesdames et Messieurs ;
Distingués participants ;
Je voudrais donc au nom de S.E. Mme la Commissaire aux Affaires Politiques marquer toute ma satisfaction et par la même occasion encourager les uns et les autres à mettre en œuvre les recommandations adoptées au cours de cette session afin qu’elles servent de modèle à d’autres Régions de notre continent.
Ces recommandations nous mettent dans le droit fil des aspirations de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, « l’Afrique que nous voulons », une Afrique ou les institutions sont au service de son peuple, et où les citoyens assurent et participent activement à leur développement social, économique et politique.
Avant de clore mon propos, je voudrais réitère ma profonde et sincère gratitude au gouvernement et au peuple Centrafricain pour avoir accepté d’abriter cette réunion, ainsi que pour tout l’appui et l’attention ayant permis la réussite de la réunion de Bangui. Nos remerciements sont aussi adressés au Ministre de la justice, Garde des sceaux et à tout le personnel du Ministère de la Justice.
Je voudrais enfin remercier tous ceux qui ont consenti des sacrifices pour participer à cette réunion, nonobstant leur agenda chargé, y compris la presse.
A tous les Délégués venus de l’étranger, je souhaite, au nom de Mme la Commissaire aux Affaires Politiques, S.E. MINATA SAMATE CESSOUMA, un bon retour vers leurs destinations respectives.
Je vous remercie de votre aimable attention.
Pour clôturer cet atelier de formation, le représentant du Gouvernement le Chargé de Mission aux Droits de l’Homme Mr N’GBENG MOKOUE Firmin a tenu un discours dont en voici le contenu:
BANGUI, 04 MAI 2019
Je suis particulièrement heureux de prendre la parole au nom du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme à l’occasion de la clôture de cet atelier de formation des acteurs de l’Etat de droit en Afrique centrale.
Qu’il me soit permis, au nom du gouvernement, de remercier à nouveau la Commission de l’Union Africaine pour cette heureuse initiative et particulièrement pour avoir permis à la république centrafricaine d’accueillir ces assises dont l’importance est fondamentale dans la mise en œuvre de la gouvernance démocratique en cours.
Pendant trois jours, vous avez eu l’occasion de partager vos expériences respectives autour de communications aussi importantes que variées.
L’expertise avérées des intervenants et surtout l’interactivité qui a caractérisé vos discussions tout le long de cet atelier, ne laissent aucun doute quant aux résultats attendus.
Les débats ont en effet permis d’identifier les différents défis auxquels les acteurs suffisamment outillés que vous êtes, devront désormais faire face.
C’est pourquoi je saisi cette opportunité pour adresser à tous les participants, au nom du Ministre de la Justice et des droits de l’Homme, toutes mes félicitations pour votre assiduité et surtout le sérieux avec lequel vous avez participé à cette formation.
Monsieur le Chef de division ;
Distingués invités ;
Chers Participants ;
Comme je l’ai annoncé à l’ouverture de ces assises, je voudrais vous rassurer de la disponibilité du gouvernement à traduire en actes concrets les recommandations issues de vos travaux.
J’exhorte, par ailleurs, la Commission de l’Union Africaine à poursuivre sa détermination à promouvoir l’Etat de droit, notamment en Afrique Centrale, par le renforcement des capacités des acteurs.
Aux participants, ressortissants des pays frères de la sous-région, je vous souhaite bon retour auprès de vos familles respectives. Merci d’être venu partager avec nous vos expériences qui, croyez-moi, nous serons d’une grande utilité.
Sur ce je déclare clos, les travaux de l’atelier de formation des acteurs de l’Etat de Droit en Afrique Centrale.
Je vous remercie.
Ainsi a pris fin cet atelier tant bien rentable sur le plan renforcement de capacité mais aussi en tant qu'outils nécessaires et indispensables aux acteurs de paix pour une justice équitable afin de promouvoir l'Etat de Droit Afrique Centrale.

Guy Christ PABADJA WAGRA