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MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME
L’an 2019 et le 12 mars s’est tenue en la salle de réunion de la Cour des Comptes à Bangui, une réunion interministérielle sur le climat des affaires en République Centrafricaine, dont le Ministre de l’Economie et du Plan Félix MOLOWA, le Ministre de la Fonction Publique Jean Christophe NGUINZA, les Ministres Conseillers à la Présidence de la République, la Conseillère Spéciale du Président de la République en matière de Lutte contre l'Impunité et en même temps Conseillère Technique du Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme Delphine PATETIF, le Président du Conseil d’Etat, le Procureur Général de la Cour des Comptes, le Directeur Général des Services Judiciaires, le Président du Tribunal de Grande Instance de Bangui, le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangui, le Président du Tribunal du Commerce et le Ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux ainsi que les Secrétaires Généraux des Centrales syndicales des travailleurs de Centrafrique étaient conviés à cette rencontre.
Le Garde des Sceaux dans son discours a fait mention des instances graves sur le monde des affaires en République Centrafricaine, faisant allusion aux pillages, aux destructions d’entreprises, des fuites des capitaux et autres.
La République Centrafricaine est qualifiée comme un Etat en cessation létale car tous les fondements de l’Etat s’étaient effondrés. Ainsi, le Président de la République Chef de l’Etat le Professeur Faustin Archange TOUADERA a octroyé une stratégie de lutte contre l’impunité sous toutes ses formes. Ainsi sur le plan pénal, avec la coopération avec la Cour Pénale Internationale, la RCA dans sa rubrique de la session criminelle mise en place par le billet de la Cour Pénale Spéciale, mais sa grande réforme touche aussi le Conseil d’Etat, le Tribunal Administratif sans oublier les instances de travail accompli par la Cour des Compte lors de ces dernières années.
Mais seulement aujourd’hui nous devrons nous imprégner sur l’Homme pour une relèvement économique de notre pays. Suite à la violente crise qu’a connu notre pays, nous devrons restaurer la confiance de l’autorité de l’Etat.
En examinons les rapports entre la Justice et les opérateurs économiques, il est important de proposer un renouvellement de l’approche de la Justice vis-à-vis des milieux d’affaires. L’exercice consiste à proposer un droit et une justice qui soient attentifs aux impératifs des secteurs privés, exhortant les magistrats sur les conséquences économiques de leurs décisions, leurs préciser à identifier leur conception de la justice avec ce qui sera évidemment le plus difficile.
La souveraineté de la justice et la perception du droit sur le continent ne s’accommodent pas avec l’évasion économique, les politiques d’attractions aux investissements s’articulent autour de la libéralisation des économies, des agglomérations fiscales, des rendements informatiques d’établissement et la restauration d’entreprise mais jamais sur les réformes du système juridique et judiciaire.
Plusieurs séminaires et états généraux de la justice ont été observés mais en aucun cas, la problématique du pratique judiciaire au service du développement économique n’a été sérieusement débattue.
C’est dans la vision du gouvernement du Premier Ministre Chef du Gouvernement, sous la très haute permanence du Président de la République Chef de l’Etat le Professeur Faustin Archange TOUADERA que la justice doit contribuer à l’assainissement du climat des affaires en République Centrafricaine parlant de :
Ceci afin de localiser les organismes désignés par la RCPCA à travers le traitement des produits sectoriels de la justice en cours de surréalisassions
Les remerciements vont à l’encontre du PNUD, UE, MINUSCA et les autres partenaires de la RCA pour leurs appuis multiformes pour la réalisation de ces activités.

Guy Christ PABADJA WAGRA
BANGUI, 04 MAI 2019
Je suis particulièrement heureux de prendre la parole au nom du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme à l’occasion de la clôture de cet atelier de formation des acteurs de l’Etat de droit en Afrique centrale.
Qu’il me soit permis, au nom du gouvernement, de remercier à nouveau la Commission de l’Union Africaine pour cette heureuse initiative et particulièrement pour avoir permis à la république centrafricaine d’accueillir ces assises dont l’importance est fondamentale dans la mise en œuvre de la gouvernance démocratique en cours.
Pendant trois jours, vous avez eu l’occasion de partager vos expériences respectives autour de communications aussi importantes que variées.
L’expertise avérées des intervenants et surtout l’interactivité qui a caractérisé vos discussions tout le long de cet atelier, ne laissent aucun doute quant aux résultats attendus.
Les débats ont en effet permis d’identifier les différents défis auxquels les acteurs suffisamment outillés que vous êtes, devront désormais faire face.
C’est pourquoi je saisi cette opportunité pour adresser à tous les participants, au nom du Ministre de la Justice et des droits de l’Homme, toutes mes félicitations pour votre assiduité et surtout le sérieux avec lequel vous avez participé à cette formation.
Monsieur le Chef de division ;
Distingués invités ;
Chers Participants ;
Comme je l’ai annoncé à l’ouverture de ces assises, je voudrais vous rassurer de la disponibilité du gouvernement à traduire en actes concrets les recommandations issues de vos travaux.
J’exhorte, par ailleurs, la Commission de l’Union Africaine à poursuivre sa détermination à promouvoir l’Etat de droit, notamment en Afrique Centrale, par le renforcement des capacités des acteurs.
Aux participants, ressortissants des pays frères de la sous-région, je vous souhaite bon retour auprès de vos familles respectives. Merci d’être venu partager avec nous vos expériences qui, croyez-moi, nous serons d’une grande utilité.
Sur ce je déclare clos, les travaux de l’atelier de formation des acteurs de l’Etat de Droit en Afrique Centrale.
Je vous remercie.
4 Mai 2019
Bangui, République Centrafricaine
Au moment où nous clôturons la réunion régionale des acteurs de l’état de droit de l’Afrique centrale, je voudrais partager avec vous, toute ma satisfaction pour les fructueuses délibérations auxquelles vous êtes parvenues.
Pendant ces trois jours de travaux, vous vous êtes investis, à travers vos riches expériences que vous avez bien voulu partager avec les autres participants, à la réalisation des objectifs assignes à cette réunion.
De façon générale, cette formation vous a permis :
Je me réjouis de voir que les objectifs assignes a cette réunion ont été atteints. Par votre assiduité et votre engagement vous êtes parvenus à des recommandations qui sont à la fois pertinentes, réalistes et réalisables.
En effet, au terme des échanges passionnants que vous avez eus durant ces trois jours, vous avez pu :
Je puis donc affirmer, sans ambiguïté que, les Etats membres de la région de l'Afrique centrale sont désormais mieux informés sur l'importance et l’opportunité de la mission qui les attend.
Votre présence à cet atelier est la confirmation de votre volonté à vous approprier l’engagement pour la promotion de l’état de droit dans vos pays respectifs, comme puissants leviers dans la délivrance des services sociaux de base aux populations.
Mesdames et Messieurs ;
Distingués participants ;
Je voudrais donc au nom de S.E. Mme la Commissaire aux Affaires Politiques marquer toute ma satisfaction et par la même occasion encourager les uns et les autres à mettre en œuvre les recommandations adoptées au cours de cette session afin qu’elles servent de modèle à d’autres Régions de notre continent.
Ces recommandations nous mettent dans le droit fil des aspirations de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, « l’Afrique que nous voulons », une Afrique ou les institutions sont au service de son peuple, et où les citoyens assurent et participent activement à leur développement social, économique et politique.
Avant de clore mon propos, je voudrais réitère ma profonde et sincère gratitude au gouvernement et au peuple Centrafricain pour avoir accepté d’abriter cette réunion, ainsi que pour tout l’appui et l’attention ayant permis la réussite de la réunion de Bangui. Nos remerciements sont aussi adressés au Ministre de la justice, Garde des sceaux et à tout le personnel du Ministère de la Justice.
Je voudrais enfin remercier tous ceux qui ont consenti des sacrifices pour participer à cette réunion, nonobstant leur agenda chargé, y compris la presse.
A tous les Délégués venus de l’étranger, je souhaite, au nom de Mme la Commissaire aux Affaires Politiques, S.E. MINATA SAMATE CESSOUMA, un bon retour vers leurs destinations respectives.
Je vous remercie de votre aimable attention.
MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME
Le 04 mai 2019 en la salle de réunion de l’hôtel Oubangui s’est tenue la dernière réunion en guise de clôture de l’atelier de formation sur l’Etat de Droit en Afrique Centrale
Signalons que trois thèmes étaient inscrits à l’ordre du jour à commencer par :
Le plan de l’exposé de ce thème est comme ce qui suit :
INTRODUCTION GENERALE
Les prisons, d’où viennent-elles et quel est leur rôle ?
Que sont les droits de l’Homme ?
Qu’est-ce que l’administration pénitentiaire ?
Problématique. Comment l’administration pénitentiaire, en tant que service public chargé d’exécution des condamnations pénales, d’individualisation de la peine et de réinsertion sociale, pourra-t-elle concilier son rôle traditionnel avec l’obligation de respect des droits de l’homme des personnes détenues ou condamnées ?
CADRE LEGAL DES DROITS DE L’HOMME DANS LES PRISONS
SUR LE PLAN INTERNATIONAL
SUR LE PLAN REGIONAL
SUR LE PLAN NATIONAL
Principes essentiels
Préambule DUDH, PIDCP et PIDESC : soulignent « La reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine ... et de leurs droits égaux et inaliénables, constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde ».
Art. PIDCP et Principe n°1 de l’Ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement prévoient que : « Toute personne soumise à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement est traitée avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine ».
Principes essentiels
Art. 5, DUDH : « Nul ne sera soumis à la torture ou à une peine ou un traitement cruel, inhumain ou dégradant », sans exception.
Article 1 § 1, Convention contre la torture : Le terme torture désigne « tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne, en dehors des souffrances inhérentes à des sanctions légitimes ou occasionnées par elles ».
Recommandations pratiques
Obligation de l’Etat : former tous les tous les fonctionnaires de police et le personnel de l’administration pénitentiaire sur l’interdiction des actes de torture et des mauvais traitements.
Art. 25 § 1DUDH. Il garantit à tous, notamment aux détenus : « Le droit à un niveau de vie suffisant pour …..sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment …., les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ».
Art. 12 § 1 : PIDESC. Il reconnaît le droit à la santé de toute personne, notamment des détenus.
Art. 12 § 1 PIDESC reconnaît à tous le droit à la santé physique et mentale.
Art. 8 § 3 PIDCP
Art. 12 DUDH : « Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance… »
Art. 17 PIDCP : « 1. Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes illégales à son honneur et à sa réputation.
Le plan à l’exposé de ce thème est le suivant :
AU Rule of Law Workshop- Bangui, 3-6 May 2019
J.M. Aliro Omara, Human Rights Centre Uganda
3.1. Use of promotional mandate to promote and protect rule of law
3.2. Applying promotional mandate-Case studies.
4.1. Monitoring and reporting on State compliance with human rights standards
4.2. Monitoring compliance- case study
4.3. Using complaints handling mandate to protect human rights
4.4. Using public inquiries to protect rule of law.
5.1. Using mandate to protect vulnerable groups-Case Study
6.1. Using mandate to protect ESCRs-Case Studies.
Le plan n’a pas encore été fourni, nous allons vous le faire voir dans un délai très proche, merci pour votre compréhension.
Le chronogramme a été scrupuleusement exécuté sous la surveillance stricte du Chef de la Délégation en la personne de Mr Calixte Aristide MBARI et de toute l’équipe qui l’accompagnait dans cette mission.
Le mot du représentant des bénéficiaires de la formation était prononcé par une burundaise d’où certaines recommandations avaient été énoncées à l’encontre du Gouvernement centrafricain et de l’Union Africaine :
En cette occasion, les ressortissants burundais ont fait preuve d’ingéniosité afin de remercier les acteurs qui ont exposé et les membres de la délégation de l’Union Africaine en leur remettant symboliquement à chacun le café de Burundi, puisque le pays est classé premier rang mondial en qualité et exportation (geste à allouer).

Vient ensuite le mot du Chef de la Division Démocratie-Gouvernance, Droit de l’Homme et des Elections de la Commission de l’Union Africaine Mr Calixte Aristide MBARI, dont l’extrait du discours qui avait été prononcé en cette circonstance que voici :
4 Mai 2019
Bangui, République Centrafricaine
Au moment où nous clôturons la réunion régionale des acteurs de l’état de droit de l’Afrique centrale, je voudrais partager avec vous, toute ma satisfaction pour les fructueuses délibérations auxquelles vous êtes parvenues.
Pendant ces trois jours de travaux, vous vous êtes investis, à travers vos riches expériences que vous avez bien voulu partager avec les autres participants, à la réalisation des objectifs assignes à cette réunion.
De façon générale, cette formation vous a permis :
Je me réjouis de voir que les objectifs assignes a cette réunion ont été atteints. Par votre assiduité et votre engagement vous êtes parvenus à des recommandations qui sont à la fois pertinentes, réalistes et réalisables.
En effet, au terme des échanges passionnants que vous avez eus durant ces trois jours, vous avez pu :
Je puis donc affirmer, sans ambiguïté que, les Etats membres de la région de l'Afrique centrale sont désormais mieux informés sur l'importance et l’opportunité de la mission qui les attend.
Votre présence à cet atelier est la confirmation de votre volonté à vous approprier l’engagement pour la promotion de l’état de droit dans vos pays respectifs, comme puissants leviers dans la délivrance des services sociaux de base aux populations.
Mesdames et Messieurs ;
Distingués participants ;
Je voudrais donc au nom de S.E. Mme la Commissaire aux Affaires Politiques marquer toute ma satisfaction et par la même occasion encourager les uns et les autres à mettre en œuvre les recommandations adoptées au cours de cette session afin qu’elles servent de modèle à d’autres Régions de notre continent.
Ces recommandations nous mettent dans le droit fil des aspirations de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, « l’Afrique que nous voulons », une Afrique ou les institutions sont au service de son peuple, et où les citoyens assurent et participent activement à leur développement social, économique et politique.
Avant de clore mon propos, je voudrais réitère ma profonde et sincère gratitude au gouvernement et au peuple Centrafricain pour avoir accepté d’abriter cette réunion, ainsi que pour tout l’appui et l’attention ayant permis la réussite de la réunion de Bangui. Nos remerciements sont aussi adressés au Ministre de la justice, Garde des sceaux et à tout le personnel du Ministère de la Justice.
Je voudrais enfin remercier tous ceux qui ont consenti des sacrifices pour participer à cette réunion, nonobstant leur agenda chargé, y compris la presse.
A tous les Délégués venus de l’étranger, je souhaite, au nom de Mme la Commissaire aux Affaires Politiques, S.E. MINATA SAMATE CESSOUMA, un bon retour vers leurs destinations respectives.
Je vous remercie de votre aimable attention.
Pour clôturer cet atelier de formation, le représentant du Gouvernement le Chargé de Mission aux Droits de l’Homme Mr N’GBENG MOKOUE Firmin a tenu un discours dont en voici le contenu:
BANGUI, 04 MAI 2019
Je suis particulièrement heureux de prendre la parole au nom du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme à l’occasion de la clôture de cet atelier de formation des acteurs de l’Etat de droit en Afrique centrale.
Qu’il me soit permis, au nom du gouvernement, de remercier à nouveau la Commission de l’Union Africaine pour cette heureuse initiative et particulièrement pour avoir permis à la république centrafricaine d’accueillir ces assises dont l’importance est fondamentale dans la mise en œuvre de la gouvernance démocratique en cours.
Pendant trois jours, vous avez eu l’occasion de partager vos expériences respectives autour de communications aussi importantes que variées.
L’expertise avérées des intervenants et surtout l’interactivité qui a caractérisé vos discussions tout le long de cet atelier, ne laissent aucun doute quant aux résultats attendus.
Les débats ont en effet permis d’identifier les différents défis auxquels les acteurs suffisamment outillés que vous êtes, devront désormais faire face.
C’est pourquoi je saisi cette opportunité pour adresser à tous les participants, au nom du Ministre de la Justice et des droits de l’Homme, toutes mes félicitations pour votre assiduité et surtout le sérieux avec lequel vous avez participé à cette formation.
Monsieur le Chef de division ;
Distingués invités ;
Chers Participants ;
Comme je l’ai annoncé à l’ouverture de ces assises, je voudrais vous rassurer de la disponibilité du gouvernement à traduire en actes concrets les recommandations issues de vos travaux.
J’exhorte, par ailleurs, la Commission de l’Union Africaine à poursuivre sa détermination à promouvoir l’Etat de droit, notamment en Afrique Centrale, par le renforcement des capacités des acteurs.
Aux participants, ressortissants des pays frères de la sous-région, je vous souhaite bon retour auprès de vos familles respectives. Merci d’être venu partager avec nous vos expériences qui, croyez-moi, nous serons d’une grande utilité.
Sur ce je déclare clos, les travaux de l’atelier de formation des acteurs de l’Etat de Droit en Afrique Centrale.
Je vous remercie.
Ainsi a pris fin cet atelier tant bien rentable sur le plan renforcement de capacité mais aussi en tant qu'outils nécessaires et indispensables aux acteurs de paix pour une justice équitable afin de promouvoir l'Etat de Droit Afrique Centrale.

Guy Christ PABADJA WAGRA
MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME
En ce jour du 03 mai 2019 en la salle de réunion de l’hôtel Oubangui s’est tenu l’atelier de formation sur la Promotion de L’ETAT DE DROIT en Afrique Central ;
NAREY Oumarou
Agrégé des Facultés de droit
Professeur titulaire de droit public
Université Abdou Moumouni de Niamey
Ancien Vice-président de la Cour constitutionnelle du Niger
Dont en voici le plan :
Le mot « effectivité » (« effectiveness » en anglais) s’emploie en droit international public et privé, en sociologie du droit et dans la théorie du droit. Dans son acception la plus usitée, il désigne en droit le degré ou la dose de réalité sociale que doit renfermer une norme juridique. L’effectivité est ce qui se réalise pour être valable ou opposable aux tiers, ce qui prévaut dans les faits et dont l’existence indiscutable justifie la reconnaissance ou l’opposabilité
L’effectivité du service public fondée sur le respect des obligations régionales et internationales
L’effectivité du service public fondée sur le respect des obligations régionales
L’effectivité du service public découlant des obligations internationales
L’effectivité découlant de la mise en œuvre des principes généraux des lois du service public
Les règles et principes applicables à tous les services
Les règles et principes d’application variable
Exposé qui a suscité beaucoup d’interventions surtout lorsqu’il s’agit e l’accessibilité de la population au service public que l’Etat offre sur tous les plans
NB. : Pour en découvrir plus, allez dans la rubrique discours du menu espace presse pour télécharger le contenu de l’exposé en PDF
La population a le droit d’être protégée dans le respect de ses droits, pour cela, des conditions et paramètres doivent être observés pour remédier en terme de palliatif.
Comment faire pour que les interventions de la police et de la gendarmerie soient dans les normes exigées par la loi sans brutaliser les populations qui revendiquent leurs doits ?
D’où raison de veiller à la mise en pratique des textes qui gèrent ces activités afin de permettre aux forces de l’ordre d’éviter les dérapages dans l’exercice de leurs missions

Le plan du thème exposé est comme ce qui suit :
INTRODUCTION
I.DEFINITION DE L’ETAT DE DROIT
II. LES PRINCIPES CONSTITUTIFS DE L’ETAT DE DROIT
II.1. LA LEGALITE (PRIMAUTE DU DROIT)
II.2. LA SEPARATION DES POUVOIRS
II.3. LA SÉCURITÉ JURIDIQUE
II.4. LA PRÉVENTION DE L’ABUS DU POUVOIR
II.5. L’ÉGALITÉ DEVANT LA LOI ET LA NON-DISCRIMINATION
II.6. L’ACCÈS À LA JUSTICE
III. LA PARTICULARITÉ DE L’ETAT DE DROIT
IV. RÔLE DU CITOYEN DANS LA PROMOTION DE L’ETAT DE DROIT
4.1. DEFINITION
4.2 OBLIGATION DES ACTEURS ETATIQUES
4.3 LE DROIT DU CITOYEN A CONTROLER L’ACTION PUBLIQUE
a) LE DROIT DU CITOYEN
b) LE ROLE DE LA SOCIETE CIVILE
4.4. LA SOCIETE CIVILE ET LE CONTOLE CITOYEN DE L’ACTION PUBLIQUE
CONCLUSION
Le plan de l’exposé est comme ce qui suit :
La promotion et la protection de l’Etat de droit à travers le respect des règles régissant le processus électoral et la garantie des droits et libertés
Le respect de l’expression de la volonté du peuple souverain et des procédures électorales
La garantie des droits et libertés des partis politiques
La protection politique et juridique de l’ordre constitutionnel par les partis politiques
La protection politique de l’ordre constitutionnel par les partis politiques
La protection juridique de l’ordre constitutionnel par les partis politiques
Prenons le cas de la RDC qui compte plus de 600 partis politiques.
Nous savons que ces partis sont là pour manipuler le pouvoir constitutionnel afin de déstabiliser le pouvoir de l’Etat. En Afrique, les partis politiques ne jouissent d’aucune démocratie, comment pourront ils promouvoir l’Etat de Droit ? (Selon le Professeur Chercheur MBATA MANGU Andre de l’Université de la Loi en Afrique du Sud).
Il faut que l‘Etat arrête de financer les partis politiques, parce que ces partis mettent en difficulté la politique de l’Etat sans tenir compte du droit de la population, car le plus souvent, ces partis sont à l’origine de la mise en faille de l’alternance politique du pays. (Selon Mr WODJO FINI Traore Vice-Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire).
Guy Christ PABADJA WAGRA
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BANGUI, 02 MAI 2019
Monsieur le Chef de la Division Démocratie, Droits de l’Homme, Gouvernance et Elections de la Commission de l’Union Africaine ;
Mesdames et Messieurs les représentants des Etats de l’Afrique Centrale ;
Mesdames et Messieurs les représentants des différentes institutions de la République Centrafricaine ;
Distingués invités ;
Chers Participants ;
Le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme aurait souhaité présider personnellement cette cérémonie d’ouverture de l’atelier de formation des acteurs de l’Etat de droit en Afrique centrale, n’eut été un empêchement de dernière minute lié aux devoirs de sa charge.
Il m’a instruit à cet effet de vous présenter ses sincères regrets et vous assurer de la disponibilité du gouvernement à donner effet aux recommandations qui seront issues de ces assises.
Avant tout propos, Je voudrais au nom du gouvernement, souhaiter la bienvenue en terre centrafricaine à toutes les délégations qui ont fait le déplacement de Bangui.
Votre présence en ce lieu, nous honore et nous réjouit.
Monsieur le Chef de division,
Comme vous le savez, la République Centrafricaine traverse depuis des décennies plusieurs crises, notamment militaro-politiques lesquelles ont aliéné sa capacité à faire face à de nombreux défis tant sur le plan humanitaire, sécuritaire, financier que celui des droits fondamentaux.
C’est l’occasion ici pour moi, de saluer les efforts inlassables de la communauté internationale et particulièrement de l’Union Africaine en vue d’aider notre pays à instaurer la coexistence pacifique entre toutes les communautés et les peuples, socles d’un développement économique et social respectueux des Droits de l’Homme.
En effet, après deux ans d’un processus ardu et d’intenses discussions qui ont permis la tenue d’un dialogue direct entre le Gouvernement et 14 groupes armés, des compromis mutuels ont permis d’aboutir à l’Accord Politique pour la paix et la réconciliation signé à Bangui, le 06 février 2019, sous l’égide de l’Union Africaine dans le cadre de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en Centrafrique.
Il a été convenu, dans le cadre de cette initiative africaine de capitaliser les acquis du Forum National de Bangui de 2015 et de veiller à la stricte observation des principes de base de la gouvernance démocratique que sont : le respect de la constitution, le respect des institutions légitimes issues des dernières élections et la préservation de l’intégrité territoriale.
Une nouvelle équipe gouvernementale inclusive a été mise en place afin de mettre en œuvre cet accord, lequel devrait permettre à notre pays de retrouver le chemin de la paix.
Aussi, afin de parvenir à un règlement durable de ce conflit qui mine la nation centrafricaine depuis quelques années, le gouvernement mettra en œuvre les mécanismes destinés à reconstituer le tissu social déchiré par des discriminations de diverses natures, l’exclusion, la tentation de confessionnalisation de la crise et la culture de l’impunité.
A cet effet, le gouvernement s’est engagé pour faire en sorte que des législations équitables, transparentes et protectrices des droits fondamentaux soient considérées comme l’unique référence en matière de régulation de la vie sociale, politique et économique, ceci afin d’éviter l’arbitraire.
Les besoins d’une justice qui restaure et qui réconcilie sont aujourd’hui impératifs.
A cet effet, tandis que des efforts sont entrepris pour reconstruire la justice ordinaire, les parties à l’Accord de Khartoum se sont accordées pour donner une place de choix aux mécanismes alternatifs de la justice transitionnelle à travers un processus de vérité, justice, réparation et réconciliation.
Mesdames et messieurs les participants ;
Distingués invités ;
Ces assises dont l’importance pour la promotion de l’Etat de Droit dans la Région de l’Afrique Centrale et particulièrement en Centrafrique, n’est pas à démontrer, vient donc à point nommé.
La formation des acteurs de l’Etat de droit dans la situation actuelle de la République Centrafricaine est à n’en point douter, le fondement de la gouvernance démocratique que promeut le gouvernement.
Comme l’a si justement souligné le représentant de l’Union Africaine dans son allocution, il est formellement établi que le respect des obligations relatives aux droits humains et a l’Etat de Droit constituent un moyen efficace et efficient de prévention des conflits et de développement socio-économique de nos Etats.
Cet atelier, j’en suis convaincu, permettra à nos États d’avoir des acteurs plus outillés et plus efficaces pour faire respecter les lois, faciliter un accès équitable à la justice et faire respecter l’État de droit au sein des institutions nationales dont ils ont la charge.
A ce titre, l’initiative du Département des Affaires Politiques de la Commission de l’Union Africaine est à saluer.
Monsieur le Chef de la Division ;
Mesdames et Messieurs les participants ;
Distingués invités ;
je ne saurai terminer mes propos sans adresser, au nom du gouvernement, mes sincères remerciements à la Commission de l’Union Africaine et notamment à son président, son Excellence Moussa Faki Mahamat, pour le choix porté sur la République Centrafricaine afin d’abriter cet important atelier de renforcement des capacités des acteurs de l’Etat de Droit de notre région.
Sur ce, tout en souhaitant plein succès à vos travaux, je déclare ouvert l’atelier de formation sur l’Etat de Droit pour les acteurs de la Région de de l’Afrique Centrale.
Je vous remercie
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MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME
Le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme en coopération avec l’Union Africaine organise un Atelier de Formation sur « l’Etat de Droit en Afrique Centrale »
La notion d'état de droit est au cœur de la gouvernance démocratique, de la paix et de la stabilité d'un État. Ses principes fondamentaux stipulent que tout le monde, y compris les membres du gouvernement et les agents de l’état soient soumis aux règles du droit, les lois sont claires, équitables, transparentes et protègent les droits fondamentaux de tous les citoyens. Les lois sont accessibles et appliquées de manière équitable à tous. Il existe des juristes et des praticiens du droit compétents qui exercent leur activité en toute indépendance et appliquent la loi avec la même rigueur à tous les citoyens sans discrimination aucune
La promotion de l’état de droit a été confrontée à de nombreux défis à l’échelle du continent. Les défis sont essentiellement d’ordre structurel, mais aussi des défis liés aux pratiques traditionnelles et ancestrales tel le patriarcat, et enfin des défis liés à la réticence des tenants de pouvoirs en lien avec la perte de leurs privilèges respectifs.
Cette activité vise à:
a) Outiller les acteurs exerçant dans le domaine en connaissances sur les règles et les normes régionales relatives à l'état de droit ;
b) Renforcer les capacités des acteurs en matière d’état de droit pour faciliter un accès équitable à la justice et faire respecter l’état de droit au sein des structures nationales ;
c) Améliorer l'accès et l'utilisation des mécanismes régionaux de justice ;
d) Souligner l’importance de la CADEG et encourager sa ratification et sa mise en œuvre par les États membres.
Les résultats attendus sont les suivants:
Des acteurs plus outillés et plus efficaces pour faire respecter la loi dans leurs États ;
Les capacités des acteurs en matière d’état de droit sont renforcées afin de faciliter un accès équitable à la justice et faire respecter l’état de droit au sein des structures nationales ;
Une utilisation accrue des forums régionaux pour la justice ;
Une augmentation du travail de lobbying pour la ratification et l’appropriation de la CADEG.
Cet Atelier s’est tenu en a salle de réunion de l’hôtel Oubangui du 2 au 4 mai 2019 à Bangui.
Il est à noter que dans cet atelier, les participants sont aussi pour la plupart des étrangers venus des pays d’Afrique centrale, de l’est, de l’ouest, du sud et du nord pour animer cette session avec leurs homologues centrafricains issus des mêmes couches tendancielles à avoirs : la Société Civile, les magistrats des cours et d tribunaux, l’Assemblée Nationale, les différentes ONG œuvrant dans le domaine du Droit de l’Homme, le Barreaux et les institutions.
Cet atelier a démarré avec les allocutions du de bienvenue du Chef de la Division Démocratie Gouvernance, Droits de l’Homme et des Elections de la Commission de l’Union Africaine monsieur Calixte Aristide MBARI suivies des allocutions d’ouverture du représentant spécial du Ministre de la Justice, Garde des Sceaux en la personne de monsieur le Chargé de Mission aux Droits de l’Homme Firmin N’GBENG MOKOUE dont en voici le contenu:
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BANGUI, 02 MAI 2019
Monsieur le Chef de la Division Démocratie, Droits de l’Homme, Gouvernance et Elections de la Commission de l’Union Africaine ;
Mesdames et Messieurs les représentants des Etats de l’Afrique Centrale ;
Mesdames et Messieurs les représentants des différentes institutions de la République Centrafricaine ;
Distingués invités ;
Chers Participants ;
Le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme aurait souhaité présider personnellement cette cérémonie d’ouverture de l’atelier de formation des acteurs de l’Etat de droit en Afrique centrale, n’eut été un empêchement de dernière minute lié aux devoirs de sa charge.
Il m’a instruit à cet effet de vous présenter ses sincères regrets et vous assurer de la disponibilité du gouvernement à donner effet aux recommandations qui seront issues de ces assises.
Avant tout propos, Je voudrais au nom du gouvernement, souhaiter la bienvenue en terre centrafricaine à toutes les délégations qui ont fait le déplacement de Bangui.
Votre présence en ce lieu, nous honore et nous réjouit.
Monsieur le Chef de division,
Comme vous le savez, la République Centrafricaine traverse depuis des décennies plusieurs crises, notamment militaro-politiques lesquelles ont aliéné sa capacité à faire face à de nombreux défis tant sur le plan humanitaire, sécuritaire, financier que celui des droits fondamentaux.
C’est l’occasion ici pour moi, de saluer les efforts inlassables de la communauté internationale et particulièrement de l’Union Africaine en vue d’aider notre pays à instaurer la coexistence pacifique entre toutes les communautés et les peuples, socles d’un développement économique et social respectueux des Droits de l’Homme.
En effet, après deux ans d’un processus ardu et d’intenses discussions qui ont permis la tenue d’un dialogue direct entre le Gouvernement et 14 groupes armés, des compromis mutuels ont permis d’aboutir à l’Accord Politique pour la paix et la réconciliation signé à Bangui, le 06 février 2019, sous l’égide de l’Union Africaine dans le cadre de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en Centrafrique.
Il a été convenu, dans le cadre de cette initiative africaine de capitaliser les acquis du Forum National de Bangui de 2015 et de veiller à la stricte observation des principes de base de la gouvernance démocratique que sont : le respect de la constitution, le respect des institutions légitimes issues des dernières élections et la préservation de l’intégrité territoriale.
Une nouvelle équipe gouvernementale inclusive a été mise en place afin de mettre en œuvre cet accord, lequel devrait permettre à notre pays de retrouver le chemin de la paix.
Aussi, afin de parvenir à un règlement durable de ce conflit qui mine la nation centrafricaine depuis quelques années, le gouvernement mettra en œuvre les mécanismes destinés à reconstituer le tissu social déchiré par des discriminations de diverses natures, l’exclusion, la tentation de confessionnalisation de la crise et la culture de l’impunité.
A cet effet, le gouvernement s’est engagé pour faire en sorte que des législations équitables, transparentes et protectrices des droits fondamentaux soient considérées comme l’unique référence en matière de régulation de la vie sociale, politique et économique, ceci afin d’éviter l’arbitraire.
Les besoins d’une justice qui restaure et qui réconcilie sont aujourd’hui impératifs.
A cet effet, tandis que des efforts sont entrepris pour reconstruire la justice ordinaire, les parties à l’Accord de Khartoum se sont accordées pour donner une place de choix aux mécanismes alternatifs de la justice transitionnelle à travers un processus de vérité, justice, réparation et réconciliation.
Mesdames et messieurs les participants ;
Distingués invités ;
Ces assises dont l’importance pour la promotion de l’Etat de Droit dans la Région de l’Afrique Centrale et particulièrement en Centrafrique, n’est pas à démontrer, vient donc à point nommé.
La formation des acteurs de l’Etat de droit dans la situation actuelle de la République Centrafricaine est à n’en point douter, le fondement de la gouvernance démocratique que promeut le gouvernement.
Comme l’a si justement souligné le représentant de l’Union Africaine dans son allocution, il est formellement établi que le respect des obligations relatives aux droits humains et a l’Etat de Droit constituent un moyen efficace et efficient de prévention des conflits et de développement socio-économique de nos Etats.
Cet atelier, j’en suis convaincu, permettra à nos États d’avoir des acteurs plus outillés et plus efficaces pour faire respecter les lois, faciliter un accès équitable à la justice et faire respecter l’État de droit au sein des institutions nationales dont ils ont la charge.
A ce titre, l’initiative du Département des Affaires Politiques de la Commission de l’Union Africaine est à saluer.
Monsieur le Chef de la Division ;
Mesdames et Messieurs les participants ;
Distingués invités ;
je ne saurai terminer mes propos sans adresser, au nom du gouvernement, mes sincères remerciements à la Commission de l’Union Africaine et notamment à son président, son Excellence Moussa Faki Mahamat, pour le choix porté sur la République Centrafricaine afin d’abriter cet important atelier de renforcement des capacités des acteurs de l’Etat de Droit de notre région.
Sur ce, tout en souhaitant plein succès à vos travaux, je déclare ouvert l’atelier de formation sur l’Etat de Droit pour les acteurs de la Région de de l’Afrique Centrale.
Je vous remercie
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Des thèmes ont été retenus pour animer cet atelier qui durera trois jours par des experts en matière de Droit de l’Union Africaine. Ici nous allons suivre les activités de cet atelier thème par thème et ceci selon l’ordre séquentiel d’intervention des experts.
L’Union africaine et la promotion de l’état de droit
Administration de la Justice et des Droits de l'Homme
Fonction Publique et Etat de Droit
L’état de droit et la gestion des prisons
Le rôle du parlement dans la promotion de l’état de droit
L’état de droit et la promotion de la paix
Le rôle des partis politiques dans la promotion de l’état de droit
L’engagement citoyen et la promotion de l’état de droit.
Les institutions nationales et la promotion de l’état de droit.

Le premier thème : L’Union Africaine et la Promotion de l’Etat de Droit (développé par monsieur le Professeur MBATA MANGU Andre ; Professeur Chercheur en Droit à l’Université de Droit en Afrique du Sud)
Background
Introduction
The Rule of Law and Related Concepts
Rule of Law
Rule of Law and Related Concepts
Rule of Law and Constitutionalism
Rule of Law and the Separation of Powers
Rule of Law and Human Rights
Rule of Law and Democracy
Rule of Law and Elections
Rule of Law and Good Governance
Instruments and Institutions established to Promote and Uphold the Rule of Law
International Institutions
Regional Institutions
Sub-Regional Institutions
National Institutions
The Executive : The President and the Government
The Legislature : Parliament
The Judiciary: Courts of Law (Constitutional, Judicial, Administrative Courts…)
Administration
Institutions supporting Democracy
National Human Rights Institutions
Independent Electoral Commissions
Anti-Corruption Commissions
Police, Army, Security Services
Political Parties
Civil Society : Academic Institutions, Media, Churches, Unions, Churches, Legal Practitioners (Lawyers), Non-Governmental Organisations
African Union Instruments and Institutions to Promote the Rule of Law
The Rule of Law in the Organisation and Functioning of the AU
Rule of Law and African Union Binding Instruments
The AU Constitutive Act and the Rule of Law
Other Key AU Instruments (Treaties or International Agreements) and the Rule of Law
African Charter on Human and Peoples’ Rights and Its Protocols
ACHPR and The African Commission on Human and Peoples’ Rights
Protocol to ACHPR establishing an African Court on Human and Peoples’ Rights and the African Court
African Charter on Democracy, Elections and Governance
African Convention on Preventing and Combatting Corruption
African Charter on the Values and Principles of Public Service and Administration
African Charter on the Values and Principles of Decentralisation, Local Governance and Local Government
The Rule of Law in African Non-Binding Instruments
Agenda 2063 and the Rule of Law
NEPAD Declaration and the Rule of Law
Rule of Law in the Central African Region
Central African Instruments : Treaty and Protocols
Central African Institutions:
Central (East) African Parliament?
Central (East) African Court?
Relationship between International Law and Domestic Law in Central Africa:
Monism
Dualism
Status of Ratification of AU Instruments in East African Community
Conclusion
Le second thème : Administration de la Justice et Droits humains (développé par monsieur Firmin FEINDIRO, ancien Ministre de la Justice en Centrafrique)
ADMINISTRATION DE LA JUSTICE ET LES DROITS DE L’HOMME
PLAN DE L’EXPOSE
INTRODUCTION GENERALE
PLACE DE LA JUSTICE DANS L’ETAT DE DROIT
La justice doit être séparée des autres pouvoirs.
La justice doit être indépendante.
La justice doit être impartiale.
LE DROIT A UN PROCES EQUITABLE.
Les droits communs de la défense à toutes les procédures judiciaires
Le droit d’accès à la justice
Le droit à l’équité
Les droits de la défense en matière pénale
Le droit à la présomption d’innocence.
Les droits de la défense
CONCLUSION
Les défis de l’Etat de droit dans l’administration de la Justice.
Le cinquième thème : Rôle du Parlement dans la Promotion de l’Etat de Droit (développé par Mrs Monia BELARBI Conseillère parlementaire au Parlement Tunisien
Dont en voici le plan:
1 ère équation: L’Etat soumis au droit
Bloc de constitutionnalité
Constitution
Bloc de conventionalité
Traités et Conventions
Bloc de légalité
Lois organiques et ordinaires
Bloc de Principes généraux de droit
Bloc règlementaire
Règlements- Décrets- Arrêtés
Bloc contractuel
Circulaires- Directives
2ème équation : Limiter le pouvoir pour protéger la liberté
3ème équation : L’Etat contrôle l’Etat/ le pouvoir arrête le pouvoir
Problématique
comment le parlement, détendeur du pouvoir législatif, pourrait-il être soumis aux normes qu’il a créées, et Comment sera-t-il amené en même temps à promouvoir l’Etat de droit?
Et par quels mécanismes ?
Le Parlement- Pouvoir
Le Parlement : Un pouvoir Constituant
Protection de la constitution :
D’autres mécanismes constitutionnels favorables à l’Etat de droit :
- Consécration du statut du juge: L’indépendance de la justice conditionne l’Etat de droit:
- Création d’Instances Constitutionnelles indépendantes de l’exécutif et qui rendent leurs comptes au parlement :
Fonction législative
1- Problème de la qualité des lois :
2- Problème de renvois :
Le renvoi à une loi ultérieure peut vider la disposition législative de son sens et enfreindre l’Etat de droit dans les cas suivants :
3- Le contrôle de constitutionnalité : Contrôle à priori/ Contrôle à postériori
Fonction de contrôle de l’action gouvernementale :
Le Parlement- Institution
Dans son rapport du 18 mars 2016 qui a arrêté une liste de critères de l’Etat de droit, La Commission de Venise se propose de fournir un instrument d’évaluation du degré de respect de l’Etat de droit dans un pays, sur la base entre autres de ses structures constitutionnelles et juridiques. L’un des objectifs était de voir si les institutions mises en place sont efficaces, responsables et transparentes à tous les niveaux » et « si le dynamisme, l’ouverture, la participation et la représentation à tous les niveaux caractérisent la prise de décisions au sein de ces institutions ».
1-La notion de parlement démocratique : Objectifs ou valeurs de base :
2-Statut de l’opposition : L’opposition comme contre-pouvoir :
Les limites : Ces droits de l’opposition ne doivent pas conduire à l’obstruction ou à la flibusterie parlementaire (empêcher le parlement de statuer).
3-Procédure législative et règlement intérieur :
Soumission du règlement intérieur au contrôle du juge constitutionnel :
La reconnaissance d’exigences constitutionnelles de clarté et de sincérité du débat parlementaire :
Conclusion
Après l’exposé de madame Monia, la séance était levée pour reprendre demain 03 mai 2019 à 9 heures 00 min.

Guy Christ PABADAJA WAGRA
MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME
En ce jour du 7 mai 2019 en la salle de conférence Michel DABANGA de l’hôtel JM Résidence s’est tenu un atelier de vulgarisation sur la santé en milieu carcéral d’où tous les acteurs intervenants issus du Ministère de la Santé et de la Population, du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme et le partenaires financiers sont conviés.
Le représentant de la section pénitentiaire de la MINUSCA a pris la parole pour présenter le concept même de l’atelier et sa vision dont en voici le contenu :
Distingués Invités ;
Je suis heureux de prendre part à la cérémonie d’ouverture de cet atelier. Permettez-moi à cet effet, d’adresser mes remerciements au Ministre de la Justice, des droits de l’homme, garde des Sceaux, pour la bonne collaboration avec son département, ayant permis d’organiser cet atelier.
Je voudrais également relever la contribution des ministères en charge de la Santé Publique et des Finances, à l’élaboration de la politique nationale de santé des personnes détenues.
L’atelier dont les travaux commencent à l’issue de la présente cérémonie est consacré à la vulgarisation de la Politique Nationale de santé des personnes détenues en Centrafrique. Il constitue l’une des étapes essentielles vers l’amélioration de la prise en charge médicale des personnes privées de liberté en milieu carcéral.
Pour rappel, la MINUSCA a entre autres sujets, pour mandat de veiller au respect des droits de l’homme en milieu carcéral. Cela passe notamment par un appui aux autorités centrafricaines en vue de l’humanisation des conditions de détention.
C’est dans ce cadre que la Section des Affaires Judiciaires et Pénitentiaires de la MINUSCA et d’autres partenaires intervenant en milieu carcéral avaient relevé les problématiques liées à l’accès aux soins de santé en milieu carcéral.
L’élaboration d’un document définissant la vision du gouvernement de la République centrafricaine en matière de santé carcérale s’est ainsi avérée essentielle.
C’est pourquoi, la Section des Affaires Judiciaires et Pénitentiaires de la MINUSCA, en collaboration avec le CICR, ont apporté leur appui aussi bien technique que financier au Ministère de la Justice, en vue de l’élaboration de la Politique Nationale de Santé des personnes détenues en RCA. Ce document est conforme aux dispositions de l’article 53 de la loi N0 12.003 du 12 avril 2012 fixant les principes fondamentaux du régime pénitentiaire en RCA. .
Monsieur le Ministre de la Justice ;
Monsieur le Ministre de la Santé Publique et de la Population ;
Monsieur le Ministre des Finances et du Budget ;
Plusieurs étapes ont jalonné le processus d’élaboration du document de Politique Nationale de Santé des personnes détenues notamment : elles ont inclut la collecte des données, l’organisation de visite de terrain, des entretiens avec des personnes ressources, etc. Cette politique a été validée en février 2018 lors d’un atelier auquel avaient pris part des experts nationaux et de la MINUSCA. Le document a été entériné par le Premier Ministre en janvier 2019.
L’atelier d’aujourd’hui, organisé à l’intention des professionnels de la santé en République centrafricaine, a pour objectif de leur permettre de s’approprier le contenu de ce document pour en assurer une meilleure application sur le terrain.
Les résultats de cet atelier ouvriront la voie de la mise en œuvre proprement dite de la politique nationale, qui impliquera la mobilisation des ressources financières, matérielles et humaines nécessaires pour l’atteinte des résultats escomptés,
Pour ma part, je voudrais rassurer le Ministre de la Justice du soutien continu de de la MINUSCA, dans le cadre de son mandat, pour la mise en œuvre de cette politique et toutes autres initiatives visant l’humanisation des conditions de détention. Tout en comptant sur la pertinence des contributions qui résulteront des débats de cet atelier, je souhaite plein succès à vos travaux.
Je vous remercie de votre attention.
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Ensuite, vient le discours d’ouverture prononcé par le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux dont en voici le contenu :

SECTION DES AFFAIRES JUDICIAIRES ET PENITENTIAIRES
UNITE DES AFFAIRES PENITENTIAIRES
Termes de références pour l’atelier de vulgarisation du Document de Politique Nationale de Santé dans les Etablissements Pénitentiaires de la RCA
CONTEXTE ET JUSTIFICATION
La situation de personnes détenues dans les établissements pénitentiaires en République Centrafricaine a fait l’objet de constat alarmant de la part des partenaires intervenant en milieu carcéral. En outre, l’absence d’un cadre légal de collaboration entre le Ministère en charge de la santé et celui en charge de l’administration pénitentiaire, constituant un facteur limitant dans la prise en charge médical des détenus. Face à cette situation, les pouvoirs publics avec l’appui financier de la MINUSCA et CICR avaient mis en place en mai 2016 un groupe de travail chargé de la rédaction d’un Document Cadre de Politique Nationale dans les Etablissements Pénitentiaires. La cérémonie officielle de signature dudit document par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement a lieu le 9 janvier 2019. Il apparaît opportun d’envisager la vulgarisation de ce document cadre auprès des intervenants dans le domaine de la santé dans les établissements pénitentiaires.
OBJECTIFS DE L’ATELIER DE VULGARISATION
1. Objectif général
L’objectif général est de faire connaitre à tous les intervenants le contenu du document de Politique Nationale de Santé dans les Etablissements Pénitentiaires
2. Objectifs spécifiques
Les objectifs spécifiques sont :
Fournir des informations nécessaires sur le systèmes pénitentiaires et sanitaires centrafricains
Connaître l’état des lieux de la santé en milieu carcéral
Appréhender les rôles et responsabilités du ministère en charge de l’administration pénitentiaire et celui en charge de la santé dans la mise en œuvre de la politique nationale de santé pénitentiaire
Connaître le mécanisme et les organes de suivi/évaluation
3. Résultats attendus
Au sortir de l’atelier de vulgarisation les résultats suivants sont attendus :
L’organisation et le fonctionnement des systèmes pénitentiaires et sanitaires sont connus ;
L’état des lieux en milieu carcéral est connu ;
Les rôles et responsabilités de départements ministériels impliqués dans la mise en œuvre sont appréhendés ;
Le mécanisme et les organes de suivi/évaluation sont connus ;
Le financement et le partenariat sont mis en exergue ;
La politique de santé dans les établissements pénitentiaires est vulgarisée
L’ouverture de l’atelier et la clôture seront co-présidés par le ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux et le ministre de la santé et de la population
Profil des participants
Cet atelier concerne 37 participants issus du Ministère en charge de la santé et celui en charge de l’administration pénitentiaire en présence des partenaires au développement (MINUSCA, CICR).
Il s’agit des responsables ci-après :
Services Centraux du Ministère de la Justice, des Droits de l’Homme : 03 ;
Services Centraux du Ministère de la Santé et de la Population : 03 ;
Ministère des Finances et du Budget : 01 ;
Régisseurs des établissements pénitentiaires : 12 ;
Médecins Chefs des Préfectures sanitaires où se trouvent des établissements pénitentiaires (Bambari, Bangassou, Berberati, Bossangoa, Bossembele, Bouar, M4Baïki, Nola et Pahoua) : 09 ;
Directeurs des Hôpitaux Bangui et Bimbo : 05 ; MINUSCA : 03 ;
CICR : 01 ;
Ainsi, nous attendrons le compte rendu du rapporteur demain à la clôture de cet atelier pour en savoir plus sur le déroulement et les recommandations qui en découlerons.
Guy Christ PABADJA WAGRA
Le Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des sceaux porte à la connaissance du public qu'en date du 30 mai 2017, le Président de la République centrafricaine, Chef de l'Etat, Son Excellence Faustin Archange TOUADERA, a, par Décret N°17.199, nomme M. Dieudonné DETCHOU, au poste de Substitut international du Procureur Spécial près la Cour Pénale Spéciale.
Cette nomination fait suite à la sélection du candidat par le Comité de sélection présidée par la MINUSCA et la proposition du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique du 05 mai 2017, conformément a !'Article 24 de la loi N° 15.003 du 03 juin 2015 portant création, organisation et fonctionnement de la Cour Pénale Spéciale.
Canadien d'origine camerounaise, M. Dieudonné Detchou est titulaire de plusieurs diplômes universitaires, dont un doctorat en droit international et comparé de l'université Laval. II a une vaste expérience en matière d'enquête, d'instruction et de poursuite de crimes complexes tels que les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et les crimes de génocide. Il a notamment participe aux poursuites de nombreux dossiers relatifs au génocide rwandais, les crimes du régime d'apartheid en Afrique du Sud, les crimes commis pendant la guerre dans les Balkans et dans le cadre des nombreuses crises au Liberia.
Detchou est actuellement Conseiller Juridique aux services juridiques du Ministère de la Défense Nationale et des Forces Canadiennes. II a exercé pendant plusieurs années les fonctions d'Avocat a la Section des crimes contre l'humanité et crimes de guerre du Ministère de la Justice du Canada.
Le Ministre de la Justice salue cette nomination qui vient compléter celle du Procureur Spécial, des Juges d'instruction internationaux et des Magistrats nationaux de la CPS, confirmant d'avantage la ferme volonté du Gouvernement à accélérer l'opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale.
Le Ministre est confiant que le Magistrat nommé sera d'un grand appui pour le Procureur Spécial et que, en collaboration avec ses homologues nationaux, ils formeront une équipe solide pour mener à bien les enquêtes de la CPS.
Fait à Bangui, le 06 juin 2017
Pour le Ministre de la Justice et des Droits de
l'Homme, Garde des sceaux
Monsieur le Premier President de la Cour de Cassation, President de l'Assemblee Générale des Magistrats Centrafricains ;
Monsieur le Procureur Général près la Cour de Cassation ;
Monsieur le President du Conseil d'Etat ;
Monsieur le President interimaire de la Cour des Comptes ;
Monsieur le Procureur Général près la Cour des Comptes ;
Monsieur le Directeur de Cabinet,
Monsieur l'lnspecteur Général des Services Judiciaires ;
Monsieur le Directeur Général des Services judiciaires ;
Mesdames et Messieurs les Chefs de Cours et Tribunaux ;
Mesdames et Messieurs les Magistrats, Juges en vos rangs, grades et qualités ;
Chers collaborateurs ;
Le 02 Mai 2017, nous avions procédé, en ces memes lieux, a l'ouverture officielle des travaux de l'Assemblee Générale des Magistrats Centrafricains.
Pendant quatre (4) jours, vous-vous etes attelés, avec grand intérêt et une assiduité exemplaire, à appréhender la quintessence des differentes et importantes thématiques que j'avais evoqué dans mon allocution d'ouverture de ces Assises ainsi que les diverses questions liées aussi bien au fonctionnement de l'Amicale des Magistrats qu'a celui du Syndicat de la Magistrature.
Je me rejouis des résultats combien eloquents auxquels nous sommes parvenus au terme de nos travaux, ce dont je ne pouvais d'ailleurs pas douter au regard de la qualité des participants que vous êtes.
Les divers commentaires issus de nos assises témoignent tout le sérieux qui a caracterisé les travaux.
Vous êtes aujourd'hui bien outillés avec les differentes questions abordées qui vous permettront d'agir avec efficacité lors de l'accomplissement de vos responsabilités respectives.
Je voudrais ici rappeler les thèmes qui ont été abordés notamment :
- La communication entre le Juge des Comptes et le Juge Penal ;
- L'immunité d'exécution et de juridiction ;
- Les problèmes fonciers : cas pratique ;
- L'avocat: son pouvoir de representation ;
- Les rapports entre les acteurs des deux demiers maillons de la chaine pénale dans la loi pénitentiaire de 2012 ;
- Les bulletins de notes ;
- Les échanges sur le discours d'usage ;
- Le fonctionnement Syndicat National des Magistrats Centrafricains ainsi que celui de l'Amicale
Mesdames et messieurs les Magistrats,
Dans mon allocution d'ouverture de nos Assises, j'avais présenté les avancées significatives enregistrées depuis ma prise de fonction ainsi que les prochains défis que nous devons ensemble relever pour la restauration de l'image de notre « maison justice ».
Je dis bien Ensemble!! car comme vous le savez, la justice est toujours représentée, de manière symbolique, le plus souvent avec une balance ou avec une figure féminine aux yeux bandes portant une épée, bref la justice comme quelque chose d'immuable, d'intangible, d'absolu, d'éternel, d'intouchable. C'est une vision, mais la justice n'a rien d'abstrait. Elle a vos visages, elle a votre vigilance, elle a votre énergie, elle a votre professionnalisme, elle a votre indépendance et elle s'inscrit dans le quotidien de la vie des centrafricains au nom duquel vous rendez vos décisions.
Chers collègues,
Apres des années très difficiles, connues par le système judiciaire centrafricain, qui ont vu les reformes s'amonceler, dans une optique communicationnelle bien huilée et avec une seule constante, l'absence de moyens pour les appliquer, nous considérons que la Justice est aujourd'hui plus qu'hier en ruine !
Elle l'est au sens propre, i1 suffit de visiter certains palais de Justice, certaines prisons, certains foyers pour s'en convaincre ... Elle l'est au sens figuré aussi. L'image de la Justice et des magistrats a été salie par tous les apprentis sorciers qui ont fait de la démagogie et du populisme leur fonds de commerce.
Reconstruire cette image, faire comprendre aux centrafricains que ce ne sont pas tous les magistrats qui sont les dangereux laxistes irresponsables qu'on leur a décrit, prendra du temps!
Expliquer à nos compatriotes que l'independance n'est pas un avantage qu'on nous concède, mais une garantie pour eux que leur affaire sera jugée en application de la Loi et non pour des considérations extérieures, prendra aussi du temps !
II nous faut ensemble y travailler et ce, en plein temps!
Chers Collègues !
Vous savez mieux que quiconque, que le droit n'est pas une faiblesse, y compris dans les épreuves.
Le droit est une force, notre force commune lorsque nous partageons les mêmes valeurs et que nous avons confiance dans la justice.
Cette conviction m'habite depuis Avril 2016 dans les responsabilités que j'exerce.
D'abord pour garantir l'independance de la justice, car je considère qu'elle n'est pas simplement une protection pour les magistrats, elle est au service des citoyens. C'est le fondement de la séparation des pouvoirs et il n'y a pas d'Etat de droit si l'autorite judiciaire n'est pas respectée.
Le respect donc, c'est celui d'abord de vos décisions qui doivent être motivées, qui doivent être comprises !
Le respect, c'est aussi celui de vos fonctions au siège comme au parquet. Je m'engage à y veiller ! tout en vous demandant de préserver jalousement les valeurs et une déontologie qui construisent votre identité de Magistrat.
Chers Collègues,
Je veux aussi qu'il y ait une magistrature indépendante, responsable, ouverte vers 1'exterieur mais je suis aussi conscient que ces principes, aussi consensuels soient-ils, aussi incontestables puissent-ils être, rencontrent également la réalité.
Respecter l'institution judiciaire, ce n'est pas simplement lui offrir des mots, des garanties ou des statuts, c'est aussi lui apporter les moyens d'exercer correctement les missions qui lui sont confiées.
Ces dernières années, vous avez, l'ensemble de la Justice, - parti cruellement de la diminution des effectifs. C'était également vrai pour les greffes et je ne parle pas, des locaux dans lesquels vous travaillez.
Et la situation va encore être difficile avec les 13 Magistrats nationaux qui vont quitter les juridictions ordinaires pour rejoindre les 12 internationaux au sein de la Cour pénale Spéciale.
Je n'oublie pas l'administration pénitentiaire qui a été également oubliée ces dernières années alors que c'est l'un des maillons essentiels de la chaîne pénale et qui peine à trouver les moyens pour assurer l'alimentation
des détenus puisque son budget ne représente qu'1,l7% du budget de la Justice.
Une justice moderne, une justice digne ne peut pas se satisfaire d'une telle situation car je l'ai une fois de plus exprime, votre métier, notre métier est difficile, il est expose et il est dangereux.
II nous faut donc des moyens conséquents. C'est pourquoi je travaille chaque pour que le budget de la justice qui ne représente actuellement 0,15% du budget de l'Etat soit revu à la hausse afin que les magistrats, les personnels de la justice, les avocats et autres acteurs du secteur de la Justice puissent avoir une perspective, un signe de confiance et des moyens de travail.
Cependant, je peux témoigner qu'une négociation budgétaire n'est pas une promenade de santé !
Il s'agit même d’un engagement quotidien, d'un travail collectif pratiquement à plein temps !
Car même si le Parlement est souverain, l'energie à déployer pour parvenir à ce qu'il soit saisi de propositions financieres à la hauteur des besoins est une exigence de tous les instants.
Chers Collègues,
Ma conviction est de remettre la justice à sa juste place. Pas à sa place : mais à sa juste place, c'est-à-dire en tant qu'institution et non comme une simple administration.
La justice est l'un des piliers de la cohésion nationale, parce que quand notre société est attaquée, quand la République est défiée, l'autorité judiciaire est à la fois la force de la loi et la gardienne de nos libertés, les deux.
Ce sont d'abord les magistrats qui font la grandeur de la justice. La justice, comme il est écrit, est 1'ultime instance ou se proclame et se rappelle la valeur des choses. C'est pourquoi la place du juge est toujours un marqueur de la démocratie.
C'est pourquoi, le Gouvernement que dirige son Excellence Matthieu Simplice SARANDJI, sous la Très Haute impulsion du Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l'Etat, Président des organes de gestion de la carrière des Magistrats, ne ménagera aucun effort en vue de mettre à la disposition des Magistrats, tous les moyens devant garantir cette indépendance confortant ainsi la vision du Président de la République qui est celle de doter notre pays d'une justice forte, indépendante, impartiale et efficace au service de la société et des entreprises.
C'est dans ce sillage, que je m'engage à porter à la Très Haute Connaissance du Chef de l'Etat les différentes recommandations issues de ces Assises tout en veillant à ce qu'elles ne demeurent pas lettres mortes.
Je ne saurai terminer mon propos sans adresser mes sincères félicitations aux éminents Magistrats ayant animé ces Assises dont la perspicacité et 1'abnegation ont été à la hauteur des attentes des participants.
Qu'ils en soient sincèrement remercies.
Ces remerciements vont aussi à 1'endroit de Monsieur le Premier Président de la Cour de Cassation qui, avec sagesse, a su assurer la police des débats qui ont abouti aux résultats escomptes par tous.
Je profite de 1'occasion pour souhaiter un bon retour dans leurs zones de juridictions aux collègues Magistrats venus des différentes préfectures tout en les assurant que la Chancellerie veillera et travaillera chaque jour et ce, de concert avec les partenaires et amis de la République Centrafricaine, en vue de garantir leur sécurité ainsi que celle de leurs familles dans l'accornplissernent de cette noble et difficile mission : celle de dire le droit dans un pays post conflit.
Sur ce, je déclare clos les travaux de 1'Assernblee Générale des Magistrats Centrafricains.
Je vous remercie.